La West Nile fever ou fièvre du Nil Occidental
aCe n'était qu'une question de temps, la West Nile fever a récemment fait son entrée dans le milieu équin Belge. Le virus circulait déjà parmi les oiseaux et le premier cas chez un cheval a été confirmé ce 04-08-2026. Vous trouverez dans ce post quelques informations et conseils pour y voir plus clair et appréhender cette maladie émergente le plus sereinement possible.

La maladie
Le virus de la fièvre du Nil Occidental est transmis par les moustiques.
La maladie n'est pas contagieuse entre chevaux : un cheval infecté ou malade ne la transmettra pas aux autres équidés qui ont été en contact avec lui. La mise en quarantaine ou les mesures de biosécurité ne sont donc pas nécessaires.
La plupart du temps, l'infection passe inaperçue. La majorité des chevaux ne présenteront pas ou peu de signes cliniques :
Baisse d'appétit
Abattement
Fièvre
Inconfort abdominal, coliques
Écoulements oculaires
Dans 10-20% des cas, le cheval peut développer une encéphalite et des signes neurologiques :
Tremblements
Faiblesse
Démarche anormale (ataxie)
Comportement anormal, désorientation
État de conscience altéré : excitabilité ou au contraire somnolence
L'issue est fatale pour 30-45% des chevaux présentant des signes neurologiques, expliquant la gravité de cette maladie. Il n'existe pas de traitement spécifique.
!! Si votre équidé présente de la fièvre, des signes cliniques généraux ou des signes neurologiques, contactez votre vétérinaire sans tarder !!
Le diagnostic se fait par simple prise de sang.
La West Nile fever est une maladie à déclaration obligatoire, mais ceci n'engendre aucune conséquence négative pour vous ou votre équidé !
La prévention
Comme toujours, la prévention est la clé. La West Nile fever étant transmise par les moustiques, limiter leur prolifération et leur contact avec les chevaux permet de limiter l'exposition des équidés au virus :
Retirer les eaux stagnantes : les larves de moustiques s'y développent. Ne laissez pas traîner de tonneaux, pneus, bâches ; tout contenant dans lequel pourrait s'accumuler de l'eau. Les ornières, marres, flaques sont aussi à éviter.
Attention aux abreuvoirs : changez l'eau tous les jours ou intégrez du mouvement dans l'eau. Une fontaine solaire, une hélice, un moteur, tout mouvement de l'eau gênera la reproduction des moustiques.
Faites porter une couverture anti-mouches à votre cheval si celui-ci la supporte.
Utilisez des produits répulsifs ou insecticides : les sprays ont un effet de courte durée mais des solutions plus durables existent.
Rentrez éventuellement votre cheval aux heures de haute activité des moustiques : au lever et au coucher du soleil.
Les ventilateurs et moustiquaires dans l’abri peuvent aider à maintenir les moustiques éloignés de cette zone. Ils offriront par la même occasion un peu de répit à vos chevaux contre les taons et les mouches.
La vaccination
La mesure de protection la plus efficace est la vaccination de votre équidé. Dans le cas de la West Nile fever, il n'est pas nécessaire qu'un grand nombre de chevaux soit vacciné, la protection est individuelle.
Le vaccin réduit efficacement la gravité de la maladie notamment les signes neurologiques.
Cette décision est à discuter au cas pas cas, parlez-en avec votre vétérinaire.
Je reste disponible par SMS, Whatsapp ou par e-mail pour toute question à ce sujet.




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